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Retraites : débat houleux pour l’acte I de la réforme à l’Assemblée - AFP

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PARIS — Le ministre du Travail Eric Woerth a été auditionné mercredi dans un climat houleux par la commission des Affaires sociales de l’Assemblée, où il a présenté pour la première fois à l’opposition le projet de réforme des retraites tout juste officialisé.

Ce premier contact avec la représentation nationale laisse entrevoir des débats électriques sur le projet de loi en commission du 20 au 23 juillet, puis en séance publique à partir du 7 septembre.

"On ne peut pas résumer une réforme de société à des mesures démographiques !", a lancé la députée PS Marisol Touraine, reprochant au ministre de ne pas tenir compte des propositions socialistes.

Mme Touraine et Martine Billard (Parti de gauche) ont accusé le gouvernement de ne pas voir au-delà de 2018 : "Après 2018, c’est le trou noir", a lancé Mme Touraine.

Mme Billard a fait observer que le "pic démographique "interviendrait en 2020, lançant au gouvernement : "vous allez siphonner le fond (de réserve) avant". "Et pour les femmes, votre réforme est une catastrophe !", a ajouté la députée de Paris.

Même le Nouveau centre (NC) a regretté l’absence de "réformes systémiques".

"Vous ne parlez pas de réforme des retraites. Vous n’en parlez pas depuis 20 ans", a répondu M. Woerth aux socialistes en leur reprochant de "politiser" le dossier.

"60 ans en 1981, cela représente plus de 62 ans aujourd’hui avec l’allongement de la durée de vie", a poursuivi M. Woerth. "Vous ne raisonnez qu’en termes de photographie, en noir et blanc", a-t-il ajouté, suscitant des protestations.

"Je voudrais vous demander un peu plus de respect pour les positions que nous défendons !", est alors intervenu le patron des députés PS, Jean-Marc Ayrault. "Il doit y avoir débat. En monopolisant la communication, vous voulez faire croire qu’il n’y a qu’une seule réforme possible, la vôtre", a-t-il ajouté.

Le président de la commission Pierre Méhaignerie (UMP) a, lui, souligné qu’il avait "fallu attendre 2003 (et la réforme Fillon) pour faire en sorte que ceux qui avaient l’activité la plus longue et l’espérance de vie la plus faible puissent partir avant 60 ans".

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