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Parlement : la bataille des retraites débutera le 20 juillet - Le Figaro

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Les députés de gauche sont déterminés à mener une guerre de tranchées contre le projet du gouvernement.

Les députés seront les premiers à livrer la bataille parlementaire sur la réforme des retraites. L’examen du texte débutera le 20 juillet après-midi au sein de la commission des affaires sociales de l’Assemblée. Puis le 7 septembre en séance publique, dans le cadre d’une session extraordinaire du Parlement consacrée au Palais Bourbon à cette réforme phare du quinquennat.

Les députés UMP, qui ont travaillé « main dans la main » avec le gouvernement à l’élaboration de cette réforme, souligne Jean-François Copé, sont très mobilisés. Le patron des députés UMP estime que cette nouvelle bataille des retraites aura lieu « de façon moins anarchique que celle de 2003, en raison de la mise en œuvre du temps programmé » inscrit, malgré le combat de la gauche, dans la nouvelle réforme du règlement de l’Assemblée, alors qu’une telle disposition n’existe pas au Sénat. « Le débat en séance publique sera celui du courage politique et de la crédibilité », insiste le député maire de Meaux.

« Une bataille populaire »

Son collègue Jean Leonetti avance un autre argument : « La bataille dans l’Hémicycle sera rude, car il s’agit d’une réforme lourde, en deuxième partie de mandat présidentiel. » Le député maire d’Antibes (Alpes-Maritimes) estime que les socialistes « ont perdu une première bataille dans l’opinion, car les Français ont compris qu’il y a un temps de retraite, dû à l’allongement de la durée de vie, qu’il faut maintenant financer ». Mais il reconnaît qu’il y a « une deuxième bataille populaire, plus difficile à gagner, pour faire comprendre que l’effort est justement réparti ».

Publicité des débats

À gauche, Jean-Marc Ayrault a déjà fourbi ses armes. Chaque semaine - comme mardi - lors de la séance de questions d’actualité retransmises en direct sur France 3, les députés PS lanceront un tir groupé de questions au ministre du Travail, Éric Woerth, pour dénoncer une réforme qu’ils jugent « injuste et non financée ». Le patron des députés PS réclame, au nom de « la transparence », la publicité des débats qui auront lieu au sein de la commission des affaires sociales. Mais Pierre Méhaignerie, le président UMP de cette commission, refuse l’ouverture à la presse de tous les débats en commission. « Le bureau de la commission en décidera le 30 juin, mais cela ne s’est jamais fait. À huis clos, les députés sont beaucoup plus directs, plus naturels, et la qualité du travail est meilleure », argue le député d’Ille-et-Vilaine.

Jean-Marc Ayrault demande aussi que ce texte ne soit pas inscrit en urgence, et il refuse l’instauration d’un temps programmé en séance. Le député maire de Nantes ne va d’ailleurs pas attendre la bataille parlementaire pour « faire connaître le projet alternatif des socialistes » à celui du gouvernement auprès des Français. « On va mener notre propre campagne de communication dans chaque circonscription », promet-il.

Dans cette guerre de tranchées, la gauche sera une nouvelle fois soudée pour défendre le maintien de la retraite à 60 ans. Roland Muzeau, le porte-parole des députés communistes, déposera la semaine prochaine une proposition de loi pour assurer un autre système de financement des retraites fondé sur de nouvelles taxations sur les revenus financiers des banques et des entreprises.

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