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Retraites : Fillon défend sa réforme « sociale et juste » - Le Parisien

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Au lendemain de la journée d’action nationale contre la réforme des retraites - qui a rassemblé entre 800 000 et 2 millions de manifestants - le premier ministre, François Fillon, a défendu la réforme, présentée comme « sociale et juste », réaffirmant que le gouvernement ne reculerait pas sur le report de l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans et sur l’augmentation d’annuités de cotisation.

Il a par ailleurs martelé qu’« aucun Français ayant commencé à travailler avant 18 ans ne sera obligé de partir après 60 ans ».

S’exprimant depuis l’hôtel Matignon pour un « point d’étape », François Fillon a estimé que la manifestation a « traduit les débats que provoque cette réforme » alors qu’il y a des « décisions lourdes à prendre ». « Le gouvernement a compris les inquiétudes et écoute les avis des Français qui ont manifesté, mais aussi de ceux qui n’ont pas manifesté », a déclaré le chef du gouvernement qui a rappelé que les réformes successives du système des retraites, en 1993, 2003 et 2007, avaient toutes été contestées. « Et pourtant, ces réformes, contestées en leur temps, sont admises maintenant pas tout le monde, y compris par ceux qui les ont combattues », c’est que « chacun reconnait qu’elles étaient nécessaires ».

« Aucune mobilisation ne réglera le problème démographique »

Non, le gouvernement ne « méprise par les partenaires sociaux », mais « aucune mobilisation ne réglera le problème démographique », assène-t-il. « On peut tourner le sujet dans tous sens, faire miroiter » d’autres solutions « dont l’augmentation des impôts », la « seule » mesure « véritablement efficace est le relèvement de l’age de départ à la retraite », a-t-il encore insisté, estimant qu’une taxation lourde du capital irait à l’encontre du principe même du système par répartition et rendrait les retraites « dépendantes des cours des bourses ».

Le premier ministre a par ailleurs répété que le gouvernement était ouvert à la discussion sur les questions de la pénibilité, des salariés ayant cotisé dans plusieurs caisses de retraites, ou encore des carrières longues - « la concertation va continuer avec ceux qui le souhaiteront » - mais qu’il ne transigerait ni sur la question de l’âge de départ ni sur la hausse du nombre d’annuités de cotisations, mesures garantes de l’équilibre de la réforme.

Au passage, François Fillon a renouvelé « toute sa confiance » à l’artisan de la réforme, empêtré dans l’affaire Bettencourt.

Les réductions des niches fiscales pourraient atteindre 8,5 milliards d’euros

Le Premier ministre est également revenu sur les économies drastiques à venir visant à ramener le déficit de la France - aujourd’hui à 8 % du produit intérieur brut (PIB) - à 3 % du PIB en 2013, après une première étape à 6 % en 2011. « La France doit montrer le chemin à suivre plutôt qu’a subir, nous devons tenir nos engagement ». En jeu : la crédibilité du pays et la confiance des marchés.

L’an prochain, l’Etat devra réduire de 40 milliards d’euros son déficit. Pour y parvenir, outre la fin des mesures du plan de relance (15 milliards d’euros) et des recettes supplémentaires attendues (10 milliards), le gouvernement s’attaquera aux niches fiscales pour un montant d’économies de 5 milliards. « Et si la situation l’exige, nous pourrons aller jusqu’à 8,5 milliards sur période 2011-2013 », a indiqué le chef du gouvernement.

François Fillon qui a par ailleurs répété que l’Etat limitera plus généralement ses dépenses - les arbitrages gouvernementaux seront rendus la semaine prochaine - et notamment que la hausse des dépenses de santé serait limitée à 2,9% tandis que pour les trois prochaines années, « les concours de l’Etat aux collectivités locales seront gelés ».

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