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Retraites : le régime des parlementaires sera réformé - Le Figaro

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Les parlementaires de l’Assemblée et du Sénat vont devoir se pencher sur leur propre régime de retraite, et donner l’exemple.

Les 577 députés et les 343 sénateurs devront aussi participer à l’effort demandé à tous les Français pour financer leur régime de retraites. C’est ce que leur a demandé le ministre du Travail, Éric Woerth, le 14 avril, sur RTL. Ces propos ont été bien accueillis par les élus UMP, qui considèrent qu’une réforme des retraites « devra s’appliquer à tous » selon Xavier Bertrand. Le secrétaire général de l’UMP ajoute : « Cela permettra de faire la lumière sur un régime vilipendé, qui n’a rien à voir avec un régime salarié. » Comme le fait remarquer le député de l’Aisne et ancien ministre, « les députés ont le droit de cotiser double pendant quinze ans, mais quand on entend dire que les ministres ont une retraite à vie, c’est totalement faux ».

Les parlementaires doivent effectivement justifier aujourd’hui de 41 annuités de cotisations pour toucher, à partir de 60 ans au lieu de 55 ans, leur retraite à taux plein, selon deux décisions prises par le bureau de l’Assemblée fin 2007.

Aide au retour à l’emploi

« Bien entendu, le régime doit s’adapter. Tous les Français vont faire des efforts, les députés, comme ils l’ont déjà fait, vont aussi en faire », a souligné le président de l’Assemblée, Bernard Accoyer, le 18 avril, sur Canal +. C’est aussi l’avis de Claude Goasguen (Paris), Dominique Dord (Savoie) et François Cornut-Gentille (Haute-Marne), qui estiment que « les parlementaires ne peuvent pas rester à côté de l’effort demandé aux Français ».

Bernard Debré (Paris) rappelle que la durée moyenne d’un mandat de député est de sept ans et demi, et que la double cotisation n’est donc « pas du tout anormale ». Ce que confirme Michel Bouvard (Savoie) : « Le taux de retraite à taux plein est parfaitement virtuel, puisqu’il y a très peu de parlementaires qui effectuent trois mandats consécutifs ». Son collègue Alain Gest (Somme) précise que les parlementaires « n’exercent pas un métier, mais une fonction ».

L’Assemblée et le Sénat ont instauré une allocation d’aide au retour à l’emploi pour les élus battus au bout d’un mandat, dont toutes les sources de revenus (résidence principale, loyers, dividendes d’actions…) sont passées au peigne fin. À l’Assemblée, les députés versent une cotisation de 27,44 euros par mois prise sur leur indemnité de fonction pour aider leurs collègues (non-fonctionnaires) en difficulté, pendant trois ans maximum. « C’est un bon système, car ni l’État, ni l’Assemblée ne versent un seul euro pour financer cette allocation » souligne le questeur UMP de l’Assemblée Philippe Briand (Indre-et-Loire).

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