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Bertrand : un tour de France pour la réforme des retraites - Le Figaro

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Le secrétaire général de l’UMP compte sur cette tournée pour mobiliser les électeurs du parti majoritaire.

Du terrain, du terrain et encore du terrain. Xavier Bertrand, qui a fait le dos rond depuis la défaite des régionales, a décidé de reprendre la route pour défendre, département après département, la réforme des retraites. « Nous ouvrons une phase de pédagogie, de consultation et d’écoute », explique-t-il. La présentation des mesures préconisées par l’UMP n’interviendra que le 19 mai, à l’occasion d’une convention animée par Nathalie Kosciusko-Morizet. D’ici là, trois réunions sont prévues, à Verdun, Belfort et Thionville. Elles se multiplieront tout au long des négociations avec les syndicats, jusqu’au vote et après, pour « expliquer et défendre la réforme ». Pas question, cette fois-ci, de perdre la bataille de la communication.

En 2003, le député Bertrand s’était vu confier le rapport de la commission des finances sur la réforme des retraites portée par le ministre des Affaires sociales François Fillon. De 2007 à 2009, il a lui-même été en charge du Travail. Aujourd’hui, c’est avec sa casquette de secrétaire général de l’UMP qu’il agit, accompagné du nouvel espoir sarkozyste Arnaud Robinet. « Grâce à ce tour de France, le Mouvement populaire sera le Maillot jaune en termes de propositions », assure le député de la Marne. « Ce travail sera mené en lien avec Éric Woerth », explique Bertrand. En coordination, également, avec les groupes UMP de l’Assemblée, du Sénat et du Parlement européen.

Roder le discours

Bertrand a inauguré sa consultation la semaine dernière dans les Hauts-de-Seine devant 150 personnes, très majoritairement des seniors. Le public, plutôt acquis, permet de roder les discours. Quand Robinet loue les vertus du système par répartitions en expliquant qu’il « remplissait formidablement son rôle d’amortisseur en période de crise », il se fait reprendre par Daniel, un participant, qui demande de « ne pas exagérer l’importance de la crise » et souhaite un plus fort recours « à la capitalisation ».« D’autres personnes pensent comme monsieur ? » demande Bertrand. Quelques « non » viennent rompre le silence.

Nouvel obstacle avec une question écrite de Nicole… qui n’est visiblement pas dans la salle : « Pourquoi repousser l’âge de la retraite, alors que les seniors sont souvent au chômage ? »« Le fait d’être au chômage à la fin de votre carrière ne fait pas baisser votre retraite puisqu’elle est calculée sur vos vingt-cinq meilleures années », tente Bertrand. Sans convaincre une dame qui explique à sa voisine avoir été « obligée de falsifier son âge pour avoir du travail ».

« On n’est pas autiste »

Frédérique, 40 ans, ne doute pas qu’elle aura une retraite. « Mais je ne sais pas à quel niveau », s’inquiète-t-elle. Bertrand lui soumet le système de retraite par points, mais elle ne semble pas convaincue. Elle veut juste savoir si sa pension lui permettra de vivre décemment. Et ajoute un très peu sarkozyste « si je peux me permettre de travailler un peu moins, pourquoi pas ».

« Sur tous ces dossiers, on n’est pas fermé, on n’est pas autiste », conclut Bertrand. « Ces réunions doivent aussi nous permettre de retrouver un lien entre la direction nationale et les militants », ajoute Robinet. En plus de travailler à lutter contre les déficits des caisses de retraite, la tournée aura ainsi une vertu moins affichée, celle de lutter contre le déficit d’engouement pour l’UMP.

Cet article est repris du site http://news.google.com/news/url?fd=...

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