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Réforme des retraites : les bonnes idées à copier chez nos voisins - Capital.fr

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Les recettes de nos voisins pour équilibrer les retraites

Suède : introduire une dose de capitalisation
Part des plus de 60 ans en 2030 : 28,9%
Pension moyenne nette : 64,1% du dernier salaire net
Age légal de départ : 61 ans
Taux d’emploi des 55-64 ans : 70%
Après bien des tergiversations, les Suédois ont choisi de conserver un régime de base par répartition. Mais ils y ont introduit en 1998 une dose de capitalisation : désormais, un septième de leurs cotisations (18,5% de leur salaire au total) est obligatoirement placé sur un fonds d’épargne. Les retraites complémentaires, pour leur part, sont entièrement gérées par la capitalisation. Afin d’éviter les dérives, une agence publique, baptisée PPM, assure le contrôle de ces placements

Allemagne : organiser la retraite à la carte
Part des plus de 60 ans en 2030 : 36,5%
Pension moyenne nette : 61,5% du dernier salaire net
Age légal de départ : 63 ans (35 ans de cotisation), 65 ans pour le taux plein
Taux d’emploi des 55-64 ans : 51,5%
Bien que leur situation démographique soit pire que la nôtre, les Allemands entrevoient le bout du tunnel. Leur recette ? Ils ont mis en place un véritable système de retraite à la carte. Les pensions, ajustées en permanence pour assurer l’équilibre financier du régime, sont strictement proportionnelles aux cotisations versées. Ainsi, chaque assuré ¬peut choisir l’âge de son départ sans mau¬vaise surprise : s’il part tôt, il gagnera moins… et inversement.

Espagne : dynamiter les régimes spéciaux
Part des plus de 60 ans en 2030 : 30,1%
Pension moyenne nette : 84,2% du dernier salaire net
Age légal de départ : 65 ans (il pourrait être porté à 67 ans en 2025)
Taux d’emploi des 55-64 ans : 44,6%
Nicolas Sarkozy nous l’avait promis, l’Espagne le fait ! Lors du pacte de Tolède (1995 et 2003), les pouvoirs publics et les syndicats de la péninsule se sont mis d’accord pour faire disparaî­-tre progressivement l’ensemble des régimes spéciaux. Les retraites des cheminots et des électriciens sont désormais intégrées dans le régime général. En échange, les salariés concernés se sont vu accorder le bénéfice d’un régime complé­-mentaire par capitalisation.

Italie : unifier les régimes de base
Part des plus de 60 ans en 2030 : 34,8%
Pension moyenne nette : 74,8% du dernier salaire net
Age légal de départ : 65 ans
Taux d’emploi des 55-64 ans : 33,8%
Au début des années 1990, l’Italie comptait autant de régimes de retraite que de recettes de pizzas : salariés du privé, indépendants, agriculteurs, agents des collectivités locales, fonctionnaires de l’Etat, etc. Depuis, les réformes Amato (1992), Dini (1995) et Prodi (1997) ont harmonisé les règles en vigueur dans le public et le privé, et organisé la fusion d’une cinquantaine de régimes dans un système universel. Résultat : plus de clarté et… d’équité.

Finlande : booster l’emploi des seniors
Part des plus de 60 ans en 2030 : 31,2%
Pension moyenne nette : 62% du dernier salaire net
Age légal de départ : 62 ans
Taux d’emploi des 55-64 ans : 55%
A peine 35% des 55-64 ans étaient au turbin en Finlande il y a quinze ans, un taux d’emploi encore plus bas que celui de la France (38%). Pour les pousser à travailler plus longtemps, le gouvernement d’Helsinki a mis en place un système très incitatif. Les règles de départ ont été assouplies, et les pensions augmentent désormais fortement en fonction de la durée de cotisation. Grâce à quoi le taux d’emploi des seniors a bondi de 20 points, un record européen.

Royaume-Uni : reculer l’âge légal de départ
Part des plus de 60 ans en 2030 : 22,7%
Pension moyenne nette : 44,3% du dernier salaire net
Age légal de départ : 65 ans (hommes), 60 ans (femmes)
Taux d’emploi des 55-64 ans : 57,4%
La retraite à 68 ans en 2044. C’est le cadeau à retardement qu’a laissé Tony Blair aux Anglais avant de quitter le gouvernement. L’âge légal passera de 65 à 66 ans d’ici 2024, puis il sera relevé d’un an par décennie. Comme le Royaume-Uni, tous les pays d’Europe ont reculé leur âge légal de départ à la retraite (pour l’ouverture des droits ou, plus souvent, pour l’obtention d’une pension complète).
Tous sauf la France, qui reste cramponnée à ses 60 ans.

Norvège : alimenter un fonds de réserve
Part des plus de 60 ans en 2030 : 27,2%
Pension moyenne nette : 70,2% du dernier salaire net
Age légal de départ : 67 ans
Taux d’emploi des 55-64 ans : 69%
En Norvège, le problème des retraites est quasiment plié. Il faut dire que, grâce aux revenus du pétrole de la mer du Nord, le pays a constitué une cagnotte géante de 200 milliards d’euros, suffisante pour assurer pendant des lustres les lendemains de ses 3 millions de travailleurs. Le Japon, le Canada ou encore la Suède possèdent eux aussi des fonds capables de couvrir quatre années de prestations. En comparaison, le nôtre (FRR) fait pâle figure, avec ses deux mois de réserves.

Danemark : sécuriser la capitalisation
Part des plus de 60 ans en 2030 : 29,4%
Pension moyenne nette : 98,7% du dernier salaire net
Age légal de départ : 65 ans
Taux d’emploi des 55-64 ans : 58,6%
Pour leur retraite complé­mentaire, les Danois épargnent une bonne partie de leurs cotisations dans des fonds de pension. Risqué ? Pas tant que cela. Car les pouvoirs publics ont mis en place un filet de sécurité : le « stabilisateur automatique ». En cas de chute des cours, les pensions servies dans le régime de base par répartition augmentent mécaniquement pour amortir la baisse des complémentaires. Et l’Etat accepte de réduire – temporairement – sa fiscalité. Malin.

Cet article est repris du site http://news.google.com/news/url?fd=...

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