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Réforme des retraites : les syndicats de la territoriale s’expriment - Gazette des communes

Les ministres du Travail et de la Fonction publique, Eric Woerth et Georges Tron, rencontrent à partir du 22 avril les syndicats de la fonction publique pour leur présenter, comme à leurs homologues du privé une semaine plus tôt, la méthode et le calendrier de la réforme des retraites. Les représentants des fonctionnaires ont déjà arrêté leur position à ce sujet.

In Gazette des communes

La FA-FPT n’acceptera pas de recul sur le calcul de la pension à taux plein sur 75% du traitement indiciaire des six derniers mois de travail. Ce ne sont pas des droits acquis que l’on défend symboliquement, mais des règles qui ont de véritables explications, précise son président, Antoine Breining. Le niveau de 75%, par rapport aux 50% du privé se justifie en effet par le fait que, dans ce dernier secteur, les primes sont mieux prises en compte et l’existence de complémentaires obligatoires. La CGT services publics, quant à elle, ne transigera pas sur l’âge légal de départ à 60 ans, annonce la secrétaire fédérale, Sandrine Mourey.

Nous défendons un taux de remplacement à 70% primes comprises, avec un déplafonnement de la prise en compte de ces primes. Nous pensons qu’il faut absolument garder l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans, tout en laissant la possibilité de travailler plus tard, notamment pour les cadres qui n’ont pas le nombre de trimestres nécessaires pour avoir une retraite à taux plein, affirme Charles Bonnissol, président de l’Union fédérale des cadres des fonctions publiques-CGC.

Le seul élément qui serait donc ouvert à la discussion serait la durée de cotisation, alors même que la réforme de 2003 a porté à 162 trimestres, depuis cette année, le temps de travail nécessaire à un fonctionnaire pour toucher une pension à taux plein.
L’autre aspect sur lequel les syndicats accepteraient la négociation est le niveau de cotisation, inférieur dans le public. Le gouvernement s’y refuse totalement, rapporte Sandrine Mourey qui plaide pour de nouvelles sources de financement.
Primes et pénibilité

En contrepartie de ces évolutions, l’ensemble des syndicats revendique, tout d’abord, la prise en compte de la pénibilité du travail. Un dossier qui avance au ralenti depuis son ouverture en 2003. Pour la fonction publique plus particulièrement, les représentants des agents demandent une prise en compte plus importante des primes dans le calcul de la retraite. Et si l’on veut les mêmes dispositions dans le public et dans le privé, il faut tout mettre sur la table, y compris la bonification pour les enfants qui est inférieure dans la fonction publique, ajoute Didier Rosez, président de FO services publics et santé.

Jean-Claude Lenay de l’interco-CFDT ouvre, lui aussi, le débat en abordant la question des femmes qui ont de grandes difficultés à avoir des carrières complètes, ou le problème des polypensionnés du public et du privé qui cumulent les désavantages des deux dispositifs.

Les syndicats ne se font toutefois pas d’illusions sur les marges de manœuvre. Ce n’est pas en organisant des réunions entre le 15 avril et le 15 mai que l’on va trouver une solution, juge Didier Rosez. Le gouvernement sait déjà ce qu’il veut faire, enchérit Charles Bonnissol. Reste donc à attendre que les ministres présentent leur projet, en Conseil des ministres en juillet, pour découvrir les choix retenus…

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