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Les syndicats très divisés avant les mobilisations du 1er Mai - Le Figaro

In Le Figaro

Trois centrales n’appellent pas à manifester, jugeant inutiles ou inopportunes de telles grands-messes unitaires.

Branle-bas de combat chez les syndicats avant la mobilisation du 1er Mai qui prendra cette année une dimension particulière, entre le sommet pour l’emploi qui se tiendra en mai à l’Élysée et la réforme des retraites en cours. « Il reste quatre jours pour sensibiliser le maximum de monde », confirme Jean Grosset, le n°2 de l’Unsa qui accueillait lundi soir à Bagnolet les autres centrales - à l’exception de FO et de la CFTC - afin de finaliser la préparation des 194 rassemblements prévus en France pour la Fête du travail.

Il faut dire que l’enjeu est de taille. Du nombre de Français qui descendront samedi dans les rues dépendra le rapport de force que veulent instaurer les syndicats pour peser sur la politique sociale du gouvernement et notamment sur la réforme des retraites. Le but affiché n’est ni plus ni moins d’« affirmer les attentes des salariés d’un monde plus juste où, partout, chacun a droit à un travail décent ». L’objectif ? Faire au moins aussi bien qu’en 2009 où les huit organisations syndicales qui appelaient alors à manifester - une première depuis 1945 - avaient réussi à réunir entre 465 000 et 1,2 million de personnes. Soit entre 2 et 3 fois moins que lors des mobilisations de janvier et mars 2009 mais entre 5 et 10 fois plus qu’un 1er Mai traditionnel.

Il n’est pas certain, toutefois, que les centrales syndicales soient en mesure de rééditer leur exploit de 2009. « On ne sait pas si la mayonnaise va prendre », confirme Laurent Berger, de la CFDT. L’intersyndicale qui a vu le jour fin 2008 a depuis volé en éclats et seules cinq confédérations (CGT, CFDT, Unsa, Solidaires et FSU) sur huit appellent cette année à un 1er Mai unitaire. « Nous sommes dans une phase de concertation, plaide Carole Couvert, la secrétaire générale de la CFE-CGC qui a demandé à ses militants de rester chez eux. On appellera à manifester si l’on constate une situation de blocage. »

Grève de 24 heures

Même son de cloche à la CFTC qui « veut donner toutes ses chances au dialogue social à l’approche des grands rendez-vous gouvernementaux » (sommet emploi, concertation retraites). La centrale chrétienne juge « inopportunes les grandes manifestations nationales » mais appelle toutefois ses structures à le faire localement.

Quant à FO, elle se singularise une nouvelle fois en appelant à manifester à part samedi et surtout en centrant son message sur la seule sauvegarde du système de retraite. « L’unité syndicale n’est pas une fin en soi », répète à l’envi Jean-Claude Mailly qui plaide toujours pour une « grève carrée de 24 heures ». Pour le patron de FO, les mobilisations unitaires sur des « thèmes fourre-tout » (emploi, conditions de travail, pouvoir d’achat, avenir des retraites…) sont « inutiles ».

Cet article est repris du site http://news.google.com/news/url?fd=...

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