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Retraites : le PS remet ses propositions à plus tard - Les Échos

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Le ministre du Travail, Eric Woerth, reçoit aujourd’hui Martine Aubry dans le cadre de ses consultations sur la réforme des retraites, mais la rencontre pourrait bien tourner au dialogue de sourds. Avec d’un côté un gouvernement qui n’entend pas détailler son projet avant d’avoir fini ses discussions avec les partenaires sociaux ; et de l’autre une première secrétaire du PS qui ne veut pas dévoiler les propositions de son parti avant que le gouvernement « nous explique ce qu’il a en tête ». « Nous ne céderons pas aux injonctions », a réaffirmé hier Martine Aubry, estimant que la droite « caricature, démantèle et détourne chacune de nos propositions » et « cherche à diviser les syndicats et la gauche ». La première secrétaire a même qualifié de « faux débat » sa valse-hésitation du début de l’année sur le report de l’âge légal de la retraite. Dans son préprojet, le PS s’engage désormais à « défendre » la retraite à 60 ans, souhaite la prise en compte de la pénibilité et des carrières longues et insiste sur la nécessité de trouver de « nouvelles ressources » de financement telles l’élargissement de l’assiette des cotisations à la valeur ajoutée ou une « contribution accrue » sur les revenus financiers.

Un flou tactique

La première secrétaire n’est pas allée au-delà de ces pistes, hier, tout en promettant que « le PS sera au rendez-vous des propositions sur les retraites » et présentera « une réforme structurelle d’ensemble » d’ici 2012. Il y a bien sûr dans ce flou un aspect tactique. Le PS veut donner le moins de prise possible au gouvernement, qui affronte une réforme difficile. Mais Martine Aubry cherche aussi à limiter les divisions de ses troupes sur ce sujet sensible que les socialistes n’ont jamais tranché. La semaine dernière encore, le sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb, s’est prononcé pour le report de l’âge légal de la retraite. Le député-maire d’Evry, Manuel Valls, et l’ex-premier secrétaire François Hollande sont eux ouvert à un allongement de la durée de cotisation, que refuse la gauche du PS.

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