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Retraites : la réforme aura besoin de justice fiscale - Ouest-France

In Ouest-France

Alors que les caisses de l’État sont vides, que l’Élysée ne veut pas bouger sur le bouclier fiscal,le gouvernement est très attendu sur l’épineuse question du financement des retraites.
L’opposition et les syndicats demandent la suppression du bouclier fiscal, qui plafonne les prélèvements à hauteur de 50 % des revenus. Nicolas Sarkozy est aussi poussé sur sa droite comme sur sa gauche pour engager une vaste réforme fiscale. Jeudi, François Fillon a ainsi réaffirmé son intention de plafonner ou de supprimer les niches fiscales. Au nombre de 468, elles privent l’État de 75 milliards d’euros de recettes.

Impôt moins juste. L’enchevêtrement de ces niches a rendu l’impôt moins lisible, moins progressif. Moins juste. Cumulés, ces avantages fiscaux ont parfois permis à des ménages aisés d’échapper à l’impôt sur le revenu. Exemple frappant : parmi les 10 000 contribuables qui ont déclaré les plus hauts revenus au titre de 2006, 150 n’avaient pas payé d’impôt sur le revenu. D’où un plafonnement instauré en 2008, renforcé en 2010 par les parlementaires visant à ce que le total des réductions d’impôts ne puisse excéder désormais 20 000 € + 8 % du revenu imposable..

Quelles économies possibles ? En sauvegardant certaines niches utiles ou intouchables en période de chômage, l’État pourrait économiser 5 à 6 milliards d’euros. Une goutte d’eau face au regard de la dette publique de la France, 1 489 milliards au total. Une dette qui, sur fond de déficit et de crise, remet le débat sur la justice fiscale au premier plan. D’autant plus, à l’aube d’une grande réforme sociale.

Trouver de l’argent

En évoquant, jeudi, « un prélèvement spécifique sur une catégorie de la population » dans le cadre de la réforme des retraites, l’entourage de Nicolas Sarkozy a lancé une opération de déminage destinée à rééquilibrer le discours vis-à-vis de l’opinion et des syndicats.

Quelle catégorie pourrait être mise à contribution ? Sans plus de précisions, la piste avancée par l’Élysée pourrait concerner les Français les plus aisés, même si « rien n’est fait » et qu’il est hors de question, pour l’Élysée, de toucher au bouclier fiscal.

Alors que des députés de la majorité sont nombreux à demander son aménagement, voire sa suspension pour un temps limité, Alain Juppé (UMP) évoque « un profond sentiment d’injustice en France ». Hier, il a estimé qu’il fallait « demander aux très hauts revenus et pas aux classes moyennes supérieures ou aux classes moyennes de faire un effort de solidarité vis-à-vis de ceux qui sont dans la souffrance ».

Cet article est repris du site http://news.google.com/news/url?fd=...

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