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Le gouvernement dévoilera dimanche ses orientation sur les retraites - nouvelobs.com

Le ministre du Travail, adressera aux partenaires sociaux dimanche un premier "document d’orientation" destiné à "fermer des portes et en ouvrir d’autres, avant la poursuite des négociations".

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Le ministre du Travail Eric Woerth doit adresser aux partenaires sociaux un premier "document d’orientation" sur la réforme des retraites, dimanche 16 mai, dans la soirée. Le texte devrait comporter les grands "principes" arrêtés, mais pas les décisions précises du gouvernement pour mener cette réforme à bien.

Selon le cabinet du ministre, contacté par l’Associated Press, le document d’orientation comportera "une vingtaine de points avec les principes sur lesquels le gouvernement veut s’engager dans la réforme des retraites. Ce document fermera des portes et en ouvrira d’autres, avant la poursuite de la concertation". A partir de mardi, Eric Woerth entamera ainsi une nouvelle série de rencontres bilatérales avec les dirigeants des organisations syndicales et patronales sur la base de ce document.

Si l’on en croit les multiples déclarations du ministre depuis un mois, le principe d’un allongement de la durée d’activité des salariés est acquis. Dès le 14 avril, soit deux jours après le début de la concertation avec les partenaires sociaux, Eric Woerth avait notamment déclaré que le critère, "c’est l’allongement du temps, à un moment donné, de travail. On verra quelle forme ça peut prendre, mais quand vous vivez plus longtemps, à un moment donné vous devez passer plus de temps au travail, et puis vous passez plus de temps à la retraite". Cette position a été rappelée depuis à de nombreuses reprises.

Appels à des grèves et manifestations

Reste à savoir si le gouvernement compte jouer sur la durée de cotisation, l’âge légal de départ à la retraite, actuellement fixé à 60 ans, ou les deux paramètres. Plusieurs simulations publiées par le Conseil d’orientation des retraites (COR) mardi dernier montrent toutefois que jouer sur ces seuls paramètres ne réglerait qu’une partie du besoin de financement.

Le document ne comportera aucune décision du gouvernement sur ce point, selon le cabinet d’Eric Woerth. "Ça, ce sera pour l’avant-projet de loi", qui devrait être rendu public vers la fin juin, avant un passage en conseil des ministres dans la première quinzaine de juillet.

Le gouvernement abattra d’autant moins vite son jeu sur ce sujet très sensible que les principaux syndicats appellent à une nouvelle journée de grèves et de manifestations interprofessionnelles le 27 mai et FO à une journée de grève le 15 juin.

Vers un "effort" financier des hauts revenus

Côté "portes fermées", le document devrait rappeler l’opposition du gouvernement à la baisse des pensions et à la hausse des prélèvements. "Si je suis prêt à examiner toutes les pistes, il y a toutefois deux solutions qui ne me paraissent pas souhaitables : toucher aux pensions des retraités et croire, comme trop souvent dans le passé, que la hausse des prélèvements obligatoires pourrait être la réponse à toutes nos difficultés. Ce serait, en fait, réduire le niveau de vie des Français et pénaliser la croissance", déclarait Nicolas Sarkozy le 10 mai lors du sommet social à l’Elysée.

Côté "portes ouvertes", le gouvernement travaille en revanche sur la piste d’un "effort", demandé à la catégorie la plus riche de la population. Le président de la République a ainsi assuré que la réforme "renforcera l’équité du système par un effort financier supplémentaire des hauts revenus et des revenus du capital".

Le bouclier fiscal reste inchangé

Mais malgré les critiques qui se sont fait entendre jusque dans les rangs de la majorité, une remise en cause du bouclier fiscal n’est toutefois pas à l’ordre du jour. "Le gouvernement a été clair, n’a pas changé d’avis", a déclaré le porte-parole du gouvernement Luc Chatel, mercredi dernier à l’issue du conseil des ministres. "Le bouclier fiscal sera maintenu parce que c’est une question de principe, de philosophie budgétaire, d’attractivité économique dans notre territoire, de compétitivité".

Enfin, toujours du côté des principes ouvrant des pistes de discussion, le gouvernement travaille sur des contreparties à la réforme. Celle-ci "sera juste", et "apportera des réponses à l’emploi des seniors mais aussi à la pénibilité car certains ont des vies professionnelles beaucoup plus dures que d’autres", avait encore dit Nicolas Sarkozy lors du sommet social.

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