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Retraites : les 6 idées des jeunes de l’UMP - Le Figaro

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SIX PROPOSITIONS pour garantir la pérennité du système des retraites en France, voilà le titre du rapport de cinq pages que les Jeunes Pop - les Jeunes de l’UMP - vont remettre ce lundi soir à Xavier Bertrand, le secretaire général du parti majoritaire et à Eric Woerth, le ministre du Travail en charge de la réforme des retraites. Et que "Les dessous du social" dévoilent aujourd’hui en exclusivité. "Nous pensons la réforme plus que nécessaire, justifie en introduction leur président, Benjamin Lancar. Tout en maintenant sans ambiguité le système par répartition obligatoire, nos propositions ont toutes un point commun : elles refusent la démagogie de la gauche en la matière et démontrent le courage politique et la responsabilité de la Jeunesse en France."

A l’inverse des jeunes socialistes ou de l’UNEF, les bébés du mouvement populaire se prononcent donc clairement pour l’augmentation de l’âge légal de départ à la retraite (proposition 1) et l’allongement de la durée de cotisation pour bénéficier d’une retraite à taux plein (proposition 2). Ils se refusent toutefois à chiffrer l’effort à consentir mais demandent le maintien du système de départs anticipés pour carrières longues (proposition 4) mis en place en 2003 par François Fillon. "Ceux qui sont rentrés dans la vie active à 16, 17 ou 18 ans doivent pouvoir prendre leur retraite plus tôt s’ils ont cotisé le nombre de trimestres requis, justifent les Jeunes Pop. Cette mesure confirme la volonté des Jeunes de l’UMP de défendre l’alternance et l’apprentissage à travers la reconnaissance du travail et du mérite des jeunes." Ils demandent encore à Eric Woerth (proposition 6) "de mettre un terme à tous les régimes spéciaux qui demeurent et de les aligner sur le régime de retraite du secteur privé." Rien de de surprenant jusque-là.

Les Jeunes Pop se démarquent en revanche de leurs aînés dans leurs deux dernières propositions. Primo, ils suggèrent de "favoriser le développement des systèmes optionnels par capitalisation", en plus de ceux par répartition. "Nous proposons que soit adossée au classique au classique système par répartition une option calquée sur le modèle par capitalisation de la PREFON, indiquent-ils dans leur proposition 3. Chaque actif pourrait ainsi souscrire auprès d’un organisme privé de son choix, mais garanti par l’Etat, une part de ses cotisations. Chaque individu pourrait diversifier son portefeuille de cotisations : une première part serait toujours souscrite dans le cadre du système général par répartition ; une seconde part viendrait abonder l’équivalent d’un compte personnel placé. [...] Ce système aurait l’avantage d’associer logique de répartition et logique de capitalisation et permettrait, in fine, une augmentation du montant des pensions reversées. Il jouerait donc sur deux tableaux : solidarité avec les retraités d’aujourd’hui (répartition) et constitution d’une retraite personnalisée (capitalisation)."

Deuzio, les Jeunes de l’UMP souhaitent (proposition 5) aligner les modalités de calcul des pensions des fonctionnaires sur celles des salariés du privé. "Alors que dans le privé, la pension à taux plein est calculée sur 50% du salaire de référence, reconstitué à partir des 25 meilleures années de carrière, dans le public la pension vaut 75% des salaires des six dernières mois, souvent les plus hauts", rappellent-ils, jugeant "dès lors indispensable d’aligner le public sur le privé". Cette fois, ils proposent même un calendrier précis : "le passage de 6 mois à 2 ans au 1er janvier 2012 puis l’augmentation d’un an chaque année" de manière à ce que les régimes public et privé soient "alignés en 2035".

Mis à part ces deux propositions, rien de bien révolutionnaire donc. Il est notamment regrettable que les jeunes du parti majoritaire aient fait l’impasse sur la question de l’augmentation des ressources (assiette de calcul des cotisations, revenus du capital...) en se basant essentiellement sur une modification des paramètres d’âge. Des évolutions qui ne suffiront pas à elles-seules, selon le COR, à combler le besoin annuel de financement du système estimé à 40 milliards d’euros en 2015, et entre 71 et 114 milliards en 2050.

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