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Woerth va regarder la mobilisation du 27 "avec beaucoup de calme" - Le Parisien

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Le ministre du Travail Eric Woerth va regarder la mobilisation sociale du 27 mai "avec beaucoup de calme", jugeant que "si certains veulent montrer leur mécontentement, il faut l’entendre", mais que "la détermination du gouvernement ne doit pas être entamée" pour la réforme des retraites.
Une intersyndicale CGT, CFDT, FSU, Solidaires , CFTC et Unsa a appelé à une journée nationale d’action le 27 mai avec grèves et manifestations pour défendre l’emploi, les salaires et les retraites.

"La France, c’est la France. Moi j’essaie d’expliquer, pour dire +ce que nous faisons nous avons raison de le faire+ et +ce que nous ferons dans le domaine des retraites c’est pour tous les Français", a expliqué Eric Woerth à la presse à l’issue de sa rencontre avec le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault sur les retraites.

Le ministre devait également recevoir jeudi la présidente du Medef, Laurence Parisot, mais la rencontre a dû être reportée en raison de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.

A la sortie, M. Thibault a appelé "à ce qu’il y ait beaucoup de manifestants le 27 mai et aussi beaucoup d’arrêts de travail dans les entreprises", pour "peser" sur la réforme.

Pour M. Woerth, "si certains veulent montrer leur mécontentement il faut l’entendre, mais je pense que c’est plutôt l’inquiétude qui est montré.(...) C’est absolument l’endroit, je ne conteste pas", a-t-il ajouté.
Mais selon lui, "la détermination du gouvernement ne doit pas être entamée, car il s’agit tout juste de garantir le système de retraite pour les 20 ans à venir".

Interrogé sur un recul possible de l’âge légal de la retraite, une piste qui selon Bernard Thibault sera retenue par le gouvernement pour faire la réforme, M. Woerth a déclaré : "je ne lui ai pas dit ça".

"Ce que nous avons écrit (dans le document d’orientation transmis dimanche aux partenaires sociaux, ndlr), c’est que le problème était démographique et que la réponse était d’abord démographique", a-t-il insisté.

"Ca peut prendre plusieurs formes : on a parlé d’augmentation des cotisations et on a parlé de l’âge légal", a-t-il ajouté.
Revenant sur la contribution supplémentaire de solidarité, il a expliqué que "ce ne sera pas une recette de poche, un gadget, pour donner l’impression de financer".

Il a précisé que le niveau de revenu auquel elle s’appliquerait, et le niveau de cette contribution n’ont pas été "arrêtés". "Ce sera au président et au Premier ministre de le définir".

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