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Retraites : La convergence public/privé en chantier - leJDD.fr

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Les députés de la majorité et le ministre du Travail Eric Woerth se sont rencontrés mardi pour évoquer un pan bien particulier de la réforme des retraites : la convergence entre la fonction publique et le secteur privé.

"Les décisions ne sont pas prises". L’entourage du chef de l’Etat désamorce tout éventuel conflit avec les syndicats. Contrairement à ce qui a pu filtrer dans la presse, les différents aspects de la réforme des retraites, en ce qui concerne la convergence entre la fonction publique et le secteur privé, n’ont pas été arbitrés. Tout est donc encore possible.

"Le ministre du Travail donnera les propositions du gouvernement le 15 juin et dans la foulée du 15 il y aura un certain nombre de réunions de concertation", a confirmé Jean-François Copé lors d’un point presse, mardi. L’entourage du président et le ministère du Travail ont assuré que l’éventuel relèvement du taux de cotisation des fonctionnaires -qui fait bondir les syndicats- n’avait pas encore été tranché car "le président n’a pas tenu ses réunions d’arbitrage". Nicolas Sarkozy "a décidé de n’arbitrer qu’in extremis, c’est-à-dire pas avant la semaine prochaine", a déclaré l’un de ses proches à l’agence de presse Reuters. "Toutes les mesures ont été inventoriées mais aucune n’a été arbitrée."
"Le problème est bien identifié"

Reste que la réforme du régime des retraites n’épargnera pas la fonction publique. La convergence entre fonction publique et secteur privé, engagée en 2003 et complétée en 2007 par la réforme des régimes spéciaux, va se poursuivre, indubitablement. Les régimes français de retraite par répartition ont un besoin de financement évalué entre 71 et 114 milliards d’euros en 2050. Les fonctionnaires devront donc eux aussi participer à l’effort national.

Première piste de réflexion envisagée : réduire l’écart existant entre le taux de cotisation salariale du public (7,85%) et du privé (10,55%)."Sur la base de ce constat, une question a été posée", a expliqué Georges Tron, le secrétaire d’Etat à la Fonction publique : "Y a-t-il aujourd’hui une justification à avoir des taux de cotisation éloignés, comme cela, les uns des autres ? Le problème est bien identifié, les syndicats l’ont identifié eux-mêmes", a-t-il poursuivi, tout en ajoutant, comme ses camarades de la majorité, que la question "n’est en aucun cas tranchée parce que c’est un ensemble d’équilibrages qui va se faire et ce paramètre en est un parmi d’autres."

Si les syndicats venaient à remporter la bataille des cotisations, le gouvernement les embarquera sur un autre terrain, celui du calcul des pensions. Aujourd’hui, un retraité de la fonction publique voit sa pension calculée à partir de ses six derniers mois de salaire, contre 25 ans pour un salarié du privé. "Les six mois dans la fonction publique ont une explication historique. Les six mois d’un côté et les 25 années de l’autre n’aboutissent d’ailleurs pas à des différentiels de pension gigantesques", tempère Georges Tron. D’autres pistes de réflexion sont également à l’étude, comme les pensions de réversion, le minimum garanti de la fonction publique ou encore les règles de bonification. A Nicolas Sarkozy de trancher.

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