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Toutes les mesures de la réforme des retraites - LaDépêche.fr

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Le gouvernement va lever le voile sur sa réforme des retraites, d’ici demain soir ou mercredi matin. Retour sur toutes les mesures prévues ou à prévoir.

Les mesures à venir

- L’âge légal de départ à la retraite. Il devrait être reporté à 62 ou 63 ans au lieu de 60 ans actuellement. Pour avoir une retraite à taux plein, l’âge passerait de 65 à 67 ou 68 ans. Le gouvernement devra dire selon quel calendrier.

- La durée de cotisation. Depuis la réforme de 2003, pour toucher une retraite à taux plein, en 2012, il faudra avoir cotisé 41 années ; en 2020, ce sera 41,5 ans.

- La pénibilité. Pour répondre à la prise en compte de l’usure au travail - une attente forte des salariés -, le gouvernement a opté pour un traitement au cas par cas des salariés exposés aux risques (produits chimiques, charges lourdes, etc.) avec passage devant un médecin, ce que dénoncent les syndicats (lire ci-dessus). Éric Woerth refuse donc une pénibilité « par métier » pour ne pas recréer des « régimes spéciaux. »

- Carrières longues. Les salariés avec 41 ans d’annuités en 2012 pourront partir avant l’âge légal.

- Taxes. La taxe sur les hauts revenus promise par Nicolas Sarkozy est en débat ; celle sur les revenus de l’épargne et du capital contribuera au fonds de solidarité vieillesse.

Les pistes écartées

- L’alignement total du public et du privé. Alors que l’UMP pousse à harmoniser au plus tôt les régimes de retraites, le gouvernement a renoncé à aligner le calcul de la pension des fonctionnaires (sur les six derniers mois de traitement) sur celui des salariés (sur les 25 meilleures années). « L’opinion ne comprend pas
[cela] ni pourquoi certains cotisent moins que d’autres », estimait le député UMP Denis Jacquat.

- La création d’une caisse de retraite des fonctionnaires. L’idée a été abandonnée devant la fronde des syndicats.

- La retraite à 60 ans mais avec une décote. Le gouvernement a, un temps, imaginé maintenir l’âge légal de départ à 60 ans avec un mécanisme de décote pénalisant les salariés partant effectivement à cet âge-là. L’idée a été abandonnée.

- L’impôt sur les salaires supérieurs à 11 000€. Cette mesure fiscale qui devait épargner les classes moyennes a finalement été abandonnée par le gouvernement, car elle aurait pénalisé certaines familles dont l’un des conjoints est ouvrier ou salarié.

Celles en suspens

- Le taux de cotisation des fonctionnaires. Le gouvernement sait le sujet explosif et devrait y réfléchir à deux fois avant d’aligner le prélèvement de 7,85 % des agents publics sur les 10,65 % des salariés du privé.

- L’emploi des seniors. Le gouvernement a bien promis des mesures pour favoriser l’emploi des seniors mais hésite à créer un contrat spécifique Zéro charge qui pourrait s’avérer très coûteux pour l’État.

- Le transfert des cotisations. Transférer les cotisations chômage vers les cotisations vieillesse à mesure que le nombre de chômeurs diminue rencontre l’hostilité du Medef et des syndicats.

- La réduction des allègements de charges. Les sommes dégagées par une réduction des aides versées aux entreprises sous forme d’allègement de cotisation patronales pourraient financer les pensions.

- La suppression de l’Allocation équivalent retraite. Le gouvernement voudrait que les partenaires sociaux suppriment cette aide de l’assurance chômage versée aux chômeurs qui ont tous leurs trimestres mais pas encore atteint 60 ans.

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